Volkswagen e-Golf : l’essai de la compacte discrète et branchée…

La révolution électrique est en marche. Après quelques essais plus ou moins convaincants, les constructeurs automobiles proposent désormais de vraies alternatives au thermique. Les Autolib’ parisiennes, Renault Zoé ou Twizy, BMW i3 et autres Tesla commencent même à peupler nos centre-villes, ce qui n’est pas pour nous déplaire. En effet, leurs principales qualités sont le silence et l’absence de pollution…

Après la Up!, c’est donc au tour de la Golf de se voir offrir une version 100% électrique (la Golf GTE, déclinaison hybride rechargeable vient de voir le jour). La e-Golf ne se différencie guère d’une autre Golf, si ce n’est quelques détails tels que les LED en forme de C à l’avant, le bandeau bleu traversant la calandre et les feux avant, les jantes et bien s^ur les badges e-Golf.

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Lorsqu’on pénètre dans l’habitacle, seul le compte-tours, devenu indicateur de puissance utilisée, marque la singularité de ce modèle. Le grand écran tactile intègre également des fonctions spécifiques à cette version électrique tel que le flux d’énergie. Même le coffre s’accommode bien de cette transformation, puisqu’il ne perd que 37 litres (343 l contre 380 l).

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La Volkswagen e-Golf, en bonne électrique, offre évidemment un silence de fonctionnement quasi-absolu. Si cette caractéristique est presque troublante dans les premiers instants, on s’y habitue très vite, au point que tout bruit extérieur devient agressif. Sous forte accélération, seul un léger sifflement se fera entendre, afin de vous rappeler que vous n’êtes pas propulsés par une force magique.

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Et des accélérations, la e-Golf n’en manque pas. Sur le papier, la puissance maximale de 85 kW (115 de nos bons vieux chevaux) n’impressionne guère, surtout rapportée au poids de 1 585 kilos (300 de plus que le modèle de base). Cependant, sa disponibilité constante, caractéristique des véhicules électriques, et le couple de 270 Nm, offrent des reprises surprenantes sans avoir à jouer de la bo^ite de vitesses puisque… il n’y a qu’une vitesse ! La réponse de l’accélérateur est instantanée, un vrai bonheur en ville et en dehors. Les démarrages canon au feu vert sont même sa spécialité. Les voitures électriques modernes permettent même des escapades sur autoroute et la e-Golf ne déroge pas à la règle, avec une vitesse maximale (limitée électroniquement) de 140 km/h.

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Basée sur la plateforme modulable MQB, la e-Golf optimise le positionnement de son moteur et de ses batteries. Ces dernières étant situées sous les occupants, elles n’empiètent pas l’habitabilité de la compacte allemande. De plus, cela lui confère un centre de gravité relativement bas, permettant de conserver un comportement neutre et vif malgré l’embonpoint.

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Au volant, l’optimisation de la consommation devient un véritable jeu. En effet, le “compteur d’énergie” permet de visualiser de facon ludique la “consommation instantanée”, mais aussi la récupération d’énergie lors des ralentissements et freinages (zone verte du compteur). Celle-ci se fait selon 4 modes de récupération d’énergie (et donc de frein moteur), dont 3 en mode D (D1, D2, D3). Ils sont sélectionnables en actionnant le levier de la bo^ite DSG vers la gauche ou la droite.

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Quant au mode B (Break), il peut être activé directement en positionnant le levier de vitesses sur le cran B. Ce dernier présente un frein moteur très important, permettant ainsi de conduire quasiment sans retirer le pied de l’accélérateur. Déroutant au départ, puis très reposant une fois habitué. Pour la sécurité de tous, les feux de stop s’allument en cas de ralentissement important.

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Afin d’optimiser encore la consommation, trois modes de conduite sont proposés. Le mode Normal donne accès à la puissance et à la vitesse maximale, tandis que le mode Eco réduit la puissance à 70 kW et le mode Eco + à 55 kW et 90 km/h. Ce dernier coupe également la climatisation pour éviter toute surconsommation d’énergie. A réserver toutefois aux situations dans lesquelles l’autonomie devient primordiale. La plage d’utilisation de l’e-Golf se situant entre 130 et 190 km, ce qui est largement suffisant pour la majorité des trajets quotidiens, mais un peu juste pour envisager une escapade. D’autant que le temps de charge oscille entre 13 heures pour une prise électrique domestique, 8 heures sur une Wallbox mais seulement 30 minutes pour 80% de la batterie dans une station de charge rapide. Notons que les temps de charge sont programmables, afin de profiter des éventuelles heures creuses ou d’éviter de surcharger son installation électrique aux heures “de pointe”.

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A 30 490,00 EUR (bonus de 6 300,00 EUR compris), la Golf fait payer un peu cher sa technologie de pointe. Cependant, le simple fait de se déplacer sur un tapis volant, sans bruit et sans pollution justifie amplement l’investissement. D’autant que le co^ut d’utilisation reste faible comparé à un véhicule thermique. Cela représente un réel nouveau pas vers l’avenir de l’automobile.

Texte, photos et essai : Alexandre Besancon

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